Communiqué de presse

Lundi 1er mai, les amis de la Ligue du Sud se sont retrouvés au local de campagne pour le meeting anti-Macron. Jacques Bompard a insisté à faire barrage au candidat de la finance, de l’immigration et de la destruction de la culture et des traditions françaises.

Le député-maire a rappelé qu’Emmanuel Macron est loin d’être le candidat des entrepreneurs. Il ne connait pas la France qui travaille, seulement celle qui invente des règlements inapplicables. Sa politique de la famille est destructrice. L’éducation parentale disparaitra pour laisser place à une éducation par l’Etat… Sa vision de la culture et de l’histoire est insultante. Il offense les pieds noirs et prétend que la civilisation française n’existe pas. Il veut accroître l’immigration et accueillir plus de migrants. La laïcité se résume selon lui à une aide démesurée de l’islam en France. La religion chrétienne va être balayée, les traditions seront inexistantes !

Malgré un programme politique qui diverge des idées du Front National, « le plus important est d’affaiblir le candidat des maçons et des mandés. Après cinq ans de présidence Hollande, faisons barrage à Macron » Jacques Bompard.  Le député-maire continue à préconiser l’union des droites, à laquelle ses amis Nicolas Dupont-Aignan et Philippe de Villiers viennent d’adhérer.

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Ces cinq députés ridicules qui suivent Emmanuel Macron

Ils sont tous, ou ont été jadis, des aficionados des partis… qu’ils ont plus ou moins reniés depuis qu’ils sentent le vent tourner. A l’aune du dépècement des Républicains, à l’annonce de la mort du parti socialiste, alors que le parti écologiste flétri est déjà au tombeau : de Nathalie Kosciusko Morizet à Hervé Mariton, de François de Rugy à Christophe Castaner en passant par Noël Mamère, tous l’ont annoncé : au second tour, ils soutiennent Emmanuel Macron.

C’est pour ne pas que les électeurs coutumiers de son parti ne « céde[nt] aux sirènes de l’extrême-droite » que Nathalie Kosciusko Morizet, s’était empressée de déclarer qu’il fallait faire barrage au Front National. « Pour moi, il n’y pas de question, il y a deux candidats et il faut battre le Front National (…) Je vois bien que certains hésitent et je fais ce que je peux pour les convaincre », a-t-elle confié récemment aux médias. Dans cette perspective, le député, héritier de la circonscription parisienne de François Fillon, a même lancé un Comité de Riposte Républicaine aux côtés de Christian Estrosi : une réponse réactive, qui fait peu de cas de son électorat… C’est avec la même promptitude que le soir même de la défaite de son candidat, Hervé Mariton annonçait qu’il voterait pour le candidat d’En Marche. Après avoir piètrement mené sa campagne à la présidentielle, soutenu Alain Juppé pour se tourner ensuite vers François Fillon, le revirement est aussi diligent qu’il est attendu.

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Certains n’avaient même pas attendus le deuxième tour de l’élection présidentielle pour apporter leur soutien au fondateur d’En Marche. L’ancien candidat à la primaire de la « Belle Alliance Populaire » annonçait le 22 février que « les idées qu’[il avait] défendues pendant la primaire [étaient] plus proches des idées défendues par Emmanuel Macron » que celles de Benoît Hamon. Un « constat logique » pour le député écologiste : quelques jours plus tôt, celui qui avait déjà abandonné son parti pour ratifier des accords avec le Parti Socialiste allait bientôt trahir une seconde fois, en soutenant En Marche en dépit de la promesse faite le 15 janvier, annonçant qu’il soutiendrait d’office le vainqueur de la primaire de la gauche… La trahison constitue d’ailleurs l’une des seules traditions dont la gauche semble respecter la filiation. A l’instar de Christophe Castaner, qui a soudainement abandonné son parti pour devenir le (piètre) porte-parole d’Emmanuel Macron.

« J’irai voter pour Emmanuel Macron, sans me pincer le nez », a enfin déclaré Noël Mamère le 2 mai. Une position dont l’ancien député des Verts se targue, dressant au passage le triste panorama d’une France à la « démocratie défigurée » sous Marine Le Pen. Face au tenant d’un potentiel président qui souhaite rythmer son quinquennat à la fantaisie de ses ordonnances, il est évident que la démocratie macronienne aura plus belle figure. Quoiqu’il en soit, Noël Mamère, dont c’est le dernier mandat, n’a pris là qu’une position symbolique. A l’inverse des potentats plus haut nommés, dont tous espèrent secrètement qu’ils composeront avec le candidat du mondialisme. En somme, ceux-là en sont sûrs : les mangeoires seront toujours grassement pourvues par l’ami des vieilles figures du quinquennat passé.

4 100 enfants victimes de la Dépakine !

Aujourd’hui, la presse révèle que 4 100 enfants ont été affectés par des malformations à cause de la Dépakine. Ce médicament est produit par le groupe pharmaceutique Sanofi. Il est prescrit en cas de troubles épileptique ou de bipolarité et peut provoquer des malformations physiques (lèvre supérieure fine, nez épaté, cardiopathie…) et de graves troubles du comportement (autisme, troubles praxiques…) chez l’enfant à naître. Entre 1967 et 2016, il a été estimé que 2 150 à 4 100 enfants nés vivants ont été exposés in utero au médicament et ont été atteints d’au moins une malformation congénitale majeure. Sur cette même période, les épidémiologistes qui ont dénoncé ce scandale, ont révélés qu’entre 64 100 et 100 000 grossesses auraient été exposées. L’épidémiologiste à l’Institut Gustave Roussy, Catherine Hill, a estimé quant à elle que 2 826 enfants présentent des malformations suite à la prise de Dépakine par la mère, et 11 518 autres enfants souffrent de troubles neuro-développementaux.

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Face à ce scandale sanitaire le député Jacques Bompard avait attiré l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé, en septembre dernier. Il enjoignait cette dernière d’interdire la prescription de cette substance jugée dangereuse par l’Agence européenne du médicament. La réponse du ministère de la santé a été décevante car irresponsable. Les seules mesures que le gouvernement assurait vouloir mettre en œuvre s’articulait autour du principe d’information du patient et de moyen d’alerte. La situation reste donc alarmante malgré une baisse des prescriptions de Dépakine. Rosemary Dray-Spira, chef du pôle épidémiologie des produits de santé à l’ANSM souligne : « nos données confirment sur une large population le caractère hautement tératogène [entraînant des malformations du fœtus] du Velproate». Elle poursuit en faisant remarquer que « nous avons pu distinguer le niveau de risque selon l’indication : le risque est multiplié par quatre dans l’épilepsie, par deux dans la maladie bipolaire ».

Refusant de se soumettre à l’omerta ambiante et au dictat des groupes pharmaceutiques, le député Jacques Bompard enjoint à nouveau Mme la ministre des affaires sociales et de la santé de procéder à une interdiction immédiate de ce médicament.

« Le temps est venu de proposer la création d’un nouveau concept juridique pour le crime d’écocide »

Le 18 avril 2017, le tribunal informel Monsanto rend son avis consultatif quant à « l’écocide » présumé commis par le géant américain qui produit des semences génétiquement modifiées ainsi que des pesticides controversés. L’objectif de ce « vrai faux » procès est double. Il vise d’une part à rassembler des éléments de preuve visant à condamner la société et d’autre part à initier une extension des compétences du Tribunal pénal international, qui jusqu’à présent ne peut connaître des crimes environnementaux.

Le tribunal citoyen, formé de cinq juges professionnels dont la belge Françoise Tulkens, ancienne vice-présidente de la Cour européenne des droits de l’homme, répond aux six questions posées par la société civile. La société Monsanto est-elle coupable d’une atteinte grave au droit à l’environnement, au droit à une alimentation saine, au droit à la santé et à la liberté de la recherche scientifique ? Est-elle condamnable pour crime de guerre lors conflit militaire opposant le Vietnam et les Etats-Unis ? Enfin, ses agissements sont-ils constitutifs d’un écocide ?

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La notion d’écocide est la clef de voute de ce procès puisque ce chef d’inculpation permettrait de condamner les personnes morales qui auraient porté des « atteintes graves à l’environnement, qui peuvent faire partie d’un plan programmé, mais pas toujours ». A ce titre, l’écocide n’est pas un génocide qui se caractérise par « l’extermination programmée d’un peuple ou d’un groupe humain en raison de ses caractéristiques raciales ou de son identité ». La société Monsanto, invitée à participer à la procédure a refusé de se soumettre aux questions de ce qu’elle estime être un procès à charge, « organisé avec un résultat prédéterminé ». Le géant de l’agrochimie et des OGM a riposté et accuse le tribunal d’être « mis en scène par un groupe sélectionné de critiques anti-technologie agricole et anti-Monsanto qui ont joué les organisateurs, le juge et le jury » et de nier « les preuves scientifiques existantes et les résultats judiciaires sur plusieurs thématiques ».

Pour la Cour, « si le crime d’écocide était reconnu dans le cadre du droit pénal international, ce qui n’est pour l’instant pas le cas, les activités de Monsanto pourraient constituer un crime d’écocide, car elles ont causé des dommages importants et durables à la biodiversité et aux écosystèmes et affecté la vie et la santé de populations humaines ». Ce nouveau chef d’inculpation permettrait de rendre justice aux victimes atteintes de cancers, d’anomalies génétiques et de malformations sur qui, lors de la guerre du Vietnam, l’Agent orange a été déversé « par avions, hélicoptères, bateaux, camions citernes et par pulvérisateurs à dos d’homme. L’objectif était la défoliation pour mettre l’ennemi à découvert et la destruction des récoltes ». Entre 1962 et 1973 plus de 70 millions de litres de ce produit ont été pulvérisés.

Bien que ce « tribunal » ne soit pas une véritable juridiction puisqu’il ne détient pas de pouvoir d’investigation, l’avis consultatif qu’il vient de rendre ne manquera pas d’avoir certaines répercussions notamment quant à la fusion à 66 milliards de dollars entre l’allemand Bayer et l’américain Monsanto.

Malgré la réaction trop tardive de la communauté internationale face à ce scandale, il est réjouissant de constater que les projecteurs se tournent vers ces entreprises peu scrupuleuses et boulimiques de mondialisation.