Glyphosate : l’expertise de l’UE était un vaste plagiat

Faut-il croire en la bonne parole de Bayer-Monsanto ? Le rapport d’experts remis aux autorités européennes fin 2017 qui concluait sur la non-dangerosité du glyphosate et qui a permis sa ré-autorisation en Europe est le fruit d’un copieux plagiat … du dossier d’homologation de ce produit remis par Monsanto et ses pairs.

Les experts allemands mandatés pour cette étude ont été épinglés par Stefan Weber, le célèbre chasseur de plagiats, travaillant de pair avec le biochimiste Helmut Burtscher, une ONG et des députés européens écologistes. Selon eux, le rapport est le fruit de plagiats à plus de 50% et de copiés-collés à plus de 70%.

Pour Weber et Burtscher, ce que sous-entend le plagiat est « une volonté délibérée (de) cacher l’origine » des éléments constituants le rapport et ceci alors que les analyses statistiques produites par Monsanto et la Glyphosate Task Force ne sont pas conformes aux pratiques standards d’évaluation recommandées par l’OCDE.

Alors que de nombreuses études et organismes indépendants, à commencer par le Centre International de recherche sur le Cancer, classent le glyphosate comme probablement cancérigène, les institutions européennes font le choix de balayer ces recherches d’un revers de la main pour leur « manque de fiabilité ». L’évangile selon Monsanto en quelque sorte. Amen.

 

Le bateau coule, la Bourse s’envole

46,5 milliards de dividendes pour les actionnaires du CAC 40. Un plafond qui n’a plus été atteint depuis la crise des subprimes de 2008. La part du lion revient étrangement à l’État français dont les entreprises à participation publique (Orange, Renault, Engie) ont versé de 5 à 6,5% de dividendes contre 4% en moyenne au sein du CAC 40 et … 0,75% par les caisses d’épargne des Français.

Pourtant, en un an, la valeur moyenne des titres boursiers a baissé de 40%. Une opération illusion pour garder nos « bienfaiteurs » étrangers, qui possèdent plus de 50% des titres français contre 20% pour celle de New-York et un tiers pour celle de Londres.

A l’instar de la justice, la crise n’est pas la même pour tous … Et « le parti de l’étranger  » a encore de beaux jours devant lui !

Source : Le Canard enchaîné

Griveaux-Jouanno-Toubon : quand la réalité dépasse l’invective politique

Il est courant, dans une confrontation électorale ou médiatique, que les candidats et les responsables des partis parisiens s’envoient quelques piques, et celle « d’élite déconnectée » est fréquente. Pourtant il était difficile d’imaginer à quel point cette déconnexion pouvait parfois se rapprocher de la faiblesse mentale…

Chantal Jouanno, Benjamin Griveaux puis Jacques Toubon ont, tour à tour, publiquement fait l’étalage du fossé qui existe entre les préoccupations de 99 % de la population et eux : interpellés sur leurs salaires, ils se sont défendus de tout en abus, ne « comprenant pas » en quoi gagner plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois pouvait choquer dans le contexte actuel, regrettant de ne pas encore être « propriétaires immobiliers ».

Le grand débat national s’annonce apaisé…