Il faut déchoir de la nationalité et renvoyer les familles des terroristes

Vendredi 23 mars, un Marocain de 25 ans fraîchement naturalisé Français, Redouane Lakdim, a assassiné quatre personnes au nom d’Allah. L’attentat a été revendiqué par l’Etat islamique dans la même journée et a fait 4 victimes à Carcassonne et à Trèbes.

La banalisation du terrorisme et de l’islamisme

Ce deuxième attentat islamiste depuis l’élection du président Macron est le 43ème depuis la première promulgation de l’état d’urgence au lendemain de la tuerie barbare du Bataclan le 13 novembre 2015. Pendant cette période 12 attentats ont été effectifs, occasionnant 98 morts. La continuité des quinquennats en ce domaine est malheureusement assurée.

La courbe des attaques ou des tentatives d’attentats sur le sol français est exponentielle. Le terrorisme islamiste se banalise malgré l’effort incessant des media et du gouvernement de classer les auteurs comme déséquilibrés ou comme des individus isolés. Le chantage parallèle à l’islamophobie achève de détruire les dernières défenses mentales d’une population livrée en pâture aux exactions de ses ennemis.

Il apparaît pourtant clairement à chaque observateur que ces attaques sont idéologiquement concertées et motivées. De plus, les auteurs présentent tous un profil identique : de jeunes Maghrébins de confession musulmane, passés par la petite délinquance. Toute nation normalement constituée prendrait des mesures immédiates à l’encontre des individus susceptibles de passer à l’acte. A l’inverse, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner plaide quelques jours après l’attentat pour le retour des djihadistes en France… A entendre de pareilles absurdités, il semble que les politiques en charge de la sécurité des Français ont déjà abdiqué et sont les alliés objectifs des ennemis de la France.

Trump et la Hongrie au secours du bon sens

La nouvelle attaque qui a ensanglanté la France et le geste héroïque du gendarme Beltrame qui a échangé sa vie contre celle d’une otage ont fait le tour des nouvelles du monde entier. Le président américain Donald Trump a adressé ses condoléances au peuple français et en l’espace d’un tweet en a tiré la conclusion logique : « La France honore un grand héros. Un officier est mort après avoir bravement échangé sa place avec celle d’un otage lors d’une attaque terroriste liée à Daesh. Tant de bravoure partout dans le monde combattant sans relâche le terrorisme islamiste radical. Des mesures encore plus fortes sont nécessaires, en particulier aux frontières ! » De la même manière, le ministre des Affaires étrangères de la Hongrie Peter Szijjarto a été clair et direct tirant toutes les leçons de l’événement : « La dernière attaque terroriste en France prouve qu’il existe un lien étroit entre immigration et terrorisme. La Hongrie estime que l’immigration n’est pas utile mais est un danger vital, c’est le devoir d’un gouvernement de protéger ses citoyens ».

Rétablissement des frontières et arrêt total de l’immigration sont les mesures évidentes à prendre dans l’immédiat. Dans le même temps, il faut attaquer le mal aux racines et engager la responsabilité familiale des terroristes. Il faut déchoir de la nationalité et expulser les familles des terroristes responsables de ces attentats. Comme il a été démontré lors du procès Merah, c’est bien dans la cellule familiale que naissent les vocations islamistes, soit par laxisme et indulgence coupable, soit par encouragement direct. Il faut agir maintenant et de manière dissuasive.

Jacques Bompard, président de la Ligue du Sud

https://youtu.be/M45PthgCjR4

19 mars 1962 : mensonge et trahisons

Chaque 19 mars, un certain nombre de communes françaises a décidé de pavoiser. En effet, depuis la présidence Hollande, le 19 mars est devenue la date officielle de commémoration de la fin de la guerre d’Algérie.

Nous ne faisons aucun reproche à ces communes, car après tout cette guerre d’Algérie s’est soldée par une victoire militaire de notre vaillante Armée, où nombre d’appelés sont tombés loin de chez eux. Et en ces temps où la satisfaction individuelle devient la règle, il est bon d’honorer ce sacrifice.

Toutefois, à Orange, nous ne reconnaissons pas le 19 mars comme la fin officielle de ce que l’on a longtemps appelé les événements d’Algérie. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? Les accords d’Evian ne sont que la date fatidique qui annonce le repli de la France et le triomphe du laxisme, avec son lot de menaces rampantes et insidieuses comme le communautarisme, la pression migratoire et la mise à mal de notre identité. Ce 19 mars 1962, c’est une certaine forme de la légitimité française qui a été mise à mal, celle qui consiste à ne pas dévier de sa vocation historique. Or, en bradant l’Algérie française, notre métropole a non seulement abandonné une partie de son territoire national pour lequel elle avait tant œuvré depuis 1830, mais elle a aussi délaissé des milliers de Français qui n’avaient que comme seule image de notre pays celle du désert et de la Méditerranée.

Reconnaître le 19 mars comme date officielle de fin de la guerre d’Algérie, c’est aussi oublier volontairement toutes les victimes civiles tuées par le fanatisme algérien le 26 mars 1962 à Alger, ou ces centaines de milliers d’harkis exécutés durant le mois de juillet 1962. C’est pourquoi l’humilité, la décence et le respect dus à nos morts nous commandent de ne pas célébrer cette date fatidique. « Tel est le onzième commandement : tu seras fidèle aux tiens, surtout quand la Nation les oublie ou les diffame » avait écrit à ce propos le patriote français André Rossfelder.

La République au chevet de l’Islam contre la raison

Dans Le Parisien/Aujourd’hui en France du 1er février, l’actuel président de la Fondation pour l’Islam de France Jean-Pierre Chevènement égrène au long d’un entretien toutes ses recommandations bienveillantes pour « donner un coup de pouce à l’Islam ».

Le dieu tutélaire de la gauche souverainiste, opposé en son temps à la guerre du Golfe et à Maastricht, affirme ce qui pourrait paraître comme une série d’évidences mais qui n’est qu’une analyse trop superficielle de la situation :

– « Le problème vient essentiellement de la domination, de fait, du CFCM (Conseil français du culte musulman) par les trois fédérations de mosquées des principaux pays d’origine de l’immigration – Algérie, Maroc, Turquie. »

– « l’insuffisante formation des imams et (la problématique) de drainer les financements nécessaires à leur rémunération. »

« Le prêche du vendredi doit se dire en français »

– « L’idéologie fruste et brutale du salafisme »

La réalité est que le problème posé par la présence importante et exponentielle de musulmans en France constitue, de fait, un Etat dans l’Etat, ou à tout le moins un relais de puissances étrangères aux intérêts et à la culture en opposition avec la République – notons que notre jacobin national parle peu ou pas de la France : il n’a que le mot République à la bouche.

Cette analyse est similaire en tous points à ce que tout observateur sensé pouvait déjà anticiper dans les années 1970 lorsque l’immigration massive du Maghreb s’est décuplée à la faveur du regroupement familial. Bref, Jean-Pierre Chevènement découvre la lune à 79 ans. Nous le remercions de son éclairage.

Le grand souci survient lorsque « le miraculé de la République » donne ses solutions pour résoudre ce qui n’est que le constat de la balkanisation de notre pays. Il faut, dit-il, créer « des pôles publics d’islamologie (…) et accorder des bourses », soit former des imams avec l’argent public. Pourquoi le contribuable français devrait payer de sa poche des prêcheurs étrangers ? « Parce que toutes les religions ont bénéficié d’un coup de pouce initial, de la part de l’Etat. » Première nouvelle ! S’il songe au catholicisme et à l’alliance de 1400 ans entre la France et l’Église, du baptême de Clovis en 496 à la loi Combes en 1905, il ne s’agit pas d’un coup de pouce mais des identités consubstantielles de la France.

Le même Jean-Pierre Chevènement assène qu’à sa « connaissance, la laïcité n’a tué personne en France. » Le ministre devrait lire l’excellent livre de l’historien Jean Sévillia Quand les catholiques étaient hors la loi. Il y apprendrait que la laïcité et la loi de 1905 outre l’exil de dizaines de milliers de religieux a provoqué la mort de nombreux villageois s’opposant aux inventaires. Et il faudrait rappeler la fureur antichrétienne de la Révolution, matrice de la République, qui a assassiné des milliers de victimes innocentes à cause de leur foi.

Le fond du problème est loin des élucubrations d’un maçon révisionniste, peut-être honnête dans ses intentions de bien faire mais naïf quant à l’avenir. Non, l’Islam de France ne verra jamais le jour dans la réalité parce que la doctrine même de cette religion l’empêche. C’est une religion politique, et un code social, qui ne se contentera jamais d’être reléguée sous une forme de spiritualité privée. Oui, il y a un Islam en France qui n’est que la résultante d’une immigration de substitution entamée il y a plus d’un demi-siècle, voulue par une classe oligarchique à la recherche permanente d’une main d’œuvre bon marché. Non, la République n’arrachera pas les musulmans à leurs traditions et à leurs prêcheurs financés par l’Arabie taqfériste qui ne poursuivent qu’un but : la constitution de l’Oumma. Oui, Jean-Pierre Chevènement n’est qu’un administrateur de l’ancien monde, un colon en son propre pays qui pense qu’on peut maîtriser l’étranger en intégrant quelques-unes de ses coutumes alors même qu’il s’agit de faire respecter les nôtres. Cela ne reflète que de la condescendance aveugle pour les musulmans et du mépris pour ce qu’est la France.

Au lieu de jouer les apprentis sorciers, l’Etat doit rétablir sa souveraineté avant qu’il ne soit trop tard, interdire tout financement étranger et expulser sans conditions tous les fauteurs de troubles mandatés par les pétromonarchies, les Ottomans et le Maghreb. Ou même allons plus loin, La France devrait renouer avec son passé et l’assumer en suivant les intuitions de l’écrivain Michel Houellebecq : « Au fond, l’intégration des musulmans ne pourrait fonctionner que si le catholicisme redevenait religion d’État. Occuper la deuxième place, en tant que minorité respectée, dans un État catholique, les musulmans l’accepteraient bien plus facilement que la situation actuelle. Ils n’arrivent pas à se faire à l’État laïc, porteur d’une liberté de religion qu’ils ne comprennent pas. »

L’Histoire est de retour. Ne restons pas dans le passé. Que la France assume pleinement son identité, et il n’y aura plus de problème « d’Islam de France ».

Jacques Bompard