Macron, c’est la Turquie dans tous les territoires français !

Il est des membres de la vie politique qui alarment moins le gouvernement d’Emmanuel Macron que d’autres ! La semaine dernière, j’alertais le ministre de l’Intérieur sur l’émergence inquiétante du Parti Egalité et Justice. Véritable émanation de l’AKP, le parti du président turc Recep Tayyip Erdogan, a présenté 52 candidats pour les législatives à travers le territoire français ! A la longue lettre argumentée que je lui avais présentée, le ministre a répondu de façon lapidaire, assurant qu’il ferait examiner le dossier au préfet du territoire… Une réponse amplement insuffisante, eu égard à la menace terroriste islamique qui plane sur notre pays !

L’absence d’empressement de Gérard Collomb n’est pourtant guère surprenante. Depuis des années, l’actuel ministre de l’Intérieur, a vu s’accroître l’influence de l’islam sur sa ville de Lyon, dont il a été le maire durant treize longues années. Loin de s’inquiéter de l’expansion de l’islam là-bas, Gérard Collomb a passé ses mandats municipaux à encourager l’inscription islamique sur le territoire français. En 2011, il a encouragé la création de l’Institut français de civilisation musulmane qui ouvrira ses portes au printemps de l’année prochaine. Un institut qui a coûté des millions à la ville et la métropole de Lyon et à l’Etat, et qui a également été pourvu par de deux millions d’euros par l’Algérie et l’Arabie Saoudite. Constance oblige : en juillet 2016, le même Gérard Collomb a fait adopter une subvention d’investissement d’un million d’euros pour l’institut.

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325 000 Turcs résident actuellement sur notre sol, faisant de la France le 2ème pays de l’Union Européenne en matière d’émigration turque. C’est à eux que s’adressait récemment le président Erdogan lorsqu’il soulignait aux Turcs de l’étranger « faites cinq enfants, pas trois seulement » ! Un moyen d’encourager le grand remplacement qu’introduira ensuite le président turc en ouvrant ses frontières aux masses migratoires qui attendent de rentrer en Europe ! C’est cet esprit-là que représentent l’inscription des candidats du Parti Egalité et Justice aux législatives. A Lyon, les quelques 140 000 ressortissants turcs ont voté à 86.1% le parti d’Erdogan à l’issue du dernier référendum visant à renforcer les pouvoirs du président. En ne combattant pas ses fervents adeptes du président Erdogan, Gérard Collomb laisse s’insinuer l’islam en France et encourage le grand remplacement.

Affirmant que « L’Islam est divers et il faut redonner une fierté aux jeunes sans identité, leur dignité originelle », le ministre de l’Intérieur d’Emmanuel Macron ne défendra pas l’identité française. Il lui préfère l’identité islamique !

Plus de 50 000 nouveaux immigrés clandestins veulent rejoindre l’Europe!

Jacques Bompard a interrogé le ministre de l’Intérieur sur l’avenir des accords du Touquet. « En 2016, la France a accepté 35 170 demandes d’asile sur son territoire. Entre 2015 et 2016, le nombre de demandeurs d’asile est passé de 70 570 à 76 790 à Paris, sans compter les demandeurs sous l’égide du processus de Dublin, qui porte le nombre de demandeurs à 100 000 personnes. Depuis janvier 2017, plus de 50 000 nouveaux immigrés clandestins tentent de rejoindre un continent européen ».

Retrouvez la question de Jacques Bompard !

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Macron contre l’agriculture, Bompard pour les agriculteurs !

Pendant son mandat, Jacques Bompard a porté la voix des agriculteurs à l’Assemblée Nationale. Défendant leurs retraites, leur santé, et la qualité de leurs exploitations, il est le candidat des agriculteurs face aux tenants d’Emmanuel Macron, prêt à ensevelir l’agriculture sous les assauts du marché !

  • Macron : l’aveuglement européen déraisonnable !

Sans préférence française, la politique européenne prônée par Emmanuel Macron va achever nos agriculteurs. L’Organisation des producteurs de grains, syndicat pourtant en faveur de la politique européenne en matière d’agriculture, le souligne. « Ce marché européen ne peut fonctionner dans un contexte de libre-échange mondial ; il a besoin d’une préférence communautaire restaurée, un des principes du marché commun », souligne-t-il. La politique européenne en matière d’agriculture a fait la preuve de ses échecs : la Politique Agricole Commune ne protège pas les agriculteurs, notamment des producteurs de céréales qui sont confrontés à la réduction des prix à la vente de leurs céréales (101 € par tonne). Comme le souligne le syndicat, Emmanuel Macron ne défendra pas les agriculteurs face à la concurrence déloyale du marché mondial. « Monsieur Macron a probablement une conception très différente de celle des agriculteurs sur les notions de protection et de régulation », indique-t-il à cet égard. Il ne redéfinira pas de prix conformes à la production pour réguler le marché. Pour le marché des céréales, il est essentiel de pratiquer un rééquilibrage des productions : avec un taux d’auto-approvisionnement de 25% seulement (productions de protéines végétales), l’application éventuelle du «principe de dérogation au droit de la concurrence pour le secteur agricole » qu’avait proposé Emmanuel Macron durant sa campagne est un leurre. Pour arrêter des exportations inutiles, il faut contrôler les importations, aujourd’hui largement inutiles, à l’image de l’import du maïs ukrainien.

Jacques Bompard défend les agriculteurs face au géant bruxellois ! En mai, il dénonçait déjà la position du candidat à la présidentielle quant à la Politique Agricole Commune. « En véritable garant de la politique défectueuse menée par son prédécesseur de la rue de Varenne, le candidat d’En Marche renouvelle son vif soutien à la Politique Agricole Commune, à laquelle il souhaite néanmoins redonner des couleurs toutes transatlantiques », avait-il souligné.

  • Des promesses intenables quant à la modernisation des exploitations !

Macron ignore les conditions dans lesquelles doivent travailler les agriculteurs ! Il promet d’encourager la modernisation des exploitations agricoles dans la perspective d’avoir un « impact positif sur l’environnement ». C’est méconnaître la situation financière délicate dans laquelle se trouve nombre des agriculteurs, contraints de se soumettre au mastodonte européen enjoignant à la demande accrue au détriment de la qualité de l’offre. Là encore, Jacques Bompard avait alerté l’opinion au détour d’un communiqué : « le candidat à l’Elysée annonce une modernisation des exploitations agricoles, oubliant que les exploitants surendettées ne pourront investir quelconque subsides dans la remise à neuf de leur matériel ! ». Emmanuel Macron ne veut pas défendre les exploitants agricoles. Comme il l’avait souligné en mars 2017, devant la FNSEA, son objectif consiste seulement à « doper la compétitivité des exploitations ».

A l’inverse, Jacques Bompard avait alerté le parlement sur l’accaparement des terres agricoles souhaité par la gauche en février dernier. « L’accaparement des terres agricoles est un titre piégé. Il désigne toute appropriation, légale, d’une terre agricole pour un autre propos que son exploitation agricole. Or, il faudrait préciser : l’appétit des sociétés étrangères ne peut pas être comparé à l’entreprenariat enraciné à l’œuvre sur certaines parcelles. Par ailleurs, ce débat ne peut être séparé de la gestion des cadastres qui pose historiquement problème dans nos campagnes ». C’est parce qu’il sait que «La première des évidences c’est qu’un paysan devrait pouvoir vivre de son métier » que Jacques Bompard est attentif à ce sujet, qu’il suit depuis près de trente ans.

  • Retraites agricoles ? Macron se moque des agriculteurs !

En février 2017, Jacques Bompard portait la voix des agriculteurs sur l’alarmante situation que connaissent ses retraités. Si le gouvernement Hollande, dont Macron est le digne successeur, avait tenté de le bâillonner, il avait tout de même pu alerter l’opinion. « Si la subvention d’Etat et la mondialisation libertaire n’avaient pas présidé aux décisions agricoles chaque exploitation et chaque travailleur agricole pourraient vivre décemment de son labeur », soulignait-il alors. «  Mieux, il n’y aurait pas plus d’un million d’agriculteurs soumis à des retraites affligeantes. Je l’ai d’ailleurs dit à plusieurs reprises la semaine passée lors du débat parlementaire sur les pensions agricoles ». Jacques Bompard a également défendu les pensions des non-salariés du domaine agricole dans l’hémicycle : « L’augmentation [ndlr. proposée par le gouvernement] n’est pas suffisante ! Je veux rappeler le niveau effrayant des retraites de bien des non-salariés du domaine agricole », alertait-il en février.

Que dit Emmanuel Macron sur les retraites agricoles ? Devant la FNSEA, il appelait à une hausse d’une centaine d’euros seulement ! Une nouvelle promesse qu’il ne tiendra vraisemblablement pas, notamment en vue de l’uniformisation des régimes de retraites qu’il propose. Comment défendre une unification des perceptions de retraites tout en assurer revaloriser les retraites d’un seul secteur ? Le discours de Macron pour la retraite des agriculteurs relève donc de la communication politique !

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  • Macron ne ferme pas la porte aux OGM !

Emmanuel Macron reste extrêmement évasif sur la recherche relative aux OGM. S’il soulignait d’abord la nécessité du maintien de leur interdiction, il indiquait à la WWF en février dernier : « Je regrette qu’on ait arrêté la recherche publique sur ces questions ». En en fermant pas la porte à la recherche, le fondateur d’En Marche ! envisagerait-il de laisser la porte ouverte à ces organismes génétiquement modifiés qui risquent de mettre un terme définitif à notre agriculture naturelle ? Dans sa perspective d’une agriculture « dopée », il est fort probable que Macron favorisera des OGM qui lui permettent de hausser les rendements agricoles plutôt que la qualité des productions naturelles. Et son gouvernement ne risque que d’appliquer les velléités du président. Comme le soulignait le porte-parole de la Confédération paysanne Stéphane Malroux, le nouveau ministre de Macron en matière d’agriculture devrait « considère[r] un peu plus l’environnement que ce qu’il a laissé entendre jusqu’à maintenant, en particulier sur la question des OGM ».

Dès le début de son mandat, Jacques Bompard s’était emparé de la question pour alerter le parlement ! Conscient de la dangerosité que pouvait susciter une telle production malsaine – tant pour ses producteurs que ses consommateurs, il avait indiqué à l’issue d’une question écrite : « L’ingestion de maïs cultivé à partir d’OGM provoque chez les sujets de laboratoire une surmortalité pouvant aller jusqu’à 70 %. L’étude menée sur deux années [ndlr. étude de l’Université de Caen] confirme l’urgence qu’il y a pour les pouvoirs publics à interdire, en vertu du principe de précaution, la production et l’importation des OGM ».

  • Macron préfère les lobbys à la santé des agriculteurs !

Protéger la santé des agriculteurs reste une préoccupation majeure de Jacques Bompard, qui ne cesse d’appeler l’attention des pouvoirs publics sur certaines substances sur lesquelles il est nécessaire de lever le voile. A l’image du glyphosate, produit consubstantiel au Roundup de Monsanto sur lequel il serait d’une part nécessaire d’ouvrir une étude et auquel il conviendrait de trouver un substitut non dangereux. En plus d’avoir déposé une proposition de résolution visant à faire connaître les véritables conséquences de ce produit sur la santé de nos agriculteurs, le député a posé de très nombreuses questions écrites. Le 28 mars 2017, il interrogeait la ministre de l’environnement au détour d’une lettre ouverte pour qu’elle intervienne auprès de la Commission européenne. Il avait également alerté l’opinion publique par l’intermédiaire de communiqués.

Comment douter à quel saint se vouera Emmanuel Macron, lui dont les principaux soutiens financiers dans la campagne présidentielle étaient les pontes de Georges Soros (à la tête de Monsanto) ? La Ligue du Sud avait dénoncé dans le numéro 80 du Petit Daudet la proximité entre Georges Soros et le candidat… Au mépris des agriculteurs, Emmanuel Macron et ses candidats préfèreront favoriser la santé financière de leurs financiers à celle des agriculteurs !

Macron, c’est la mort des exploitations agricoles et de ses garants

« Il y a cinquante ans, les agriculteurs représentaient un tiers de la population active. Ils ne sont désormais plus que 2% de la population. « Nous avons perdu 160 000 paysans entre 2000 et 2010, ajoutait-il, soit 21% de la population active » notait en 2013, Claude Fouquet, ancien Ambassadeur de France. » A la veille de l’élection présidentielle, Jacques Bompard avait alerté du danger que représentait Emmanuel Macron pour les agriculteurs. Comme il le soulignait en avril, « La France est malade. Malade d’avoir abandonné ses agriculteurs aux mains d’un système politique indifférent. Malade d’une administration toujours plus coercitive, annihilant tout espoir de survie parmi nos agriculteurs ». Et ce n’est pas Emmanuel Macron qui la guérira !

 

Loi de moralisation de la vie publique : En Marche ! en difficulté

Emmanuel Macron le savait : avant les élections législatives, impossible de mettre en œuvre quelconques mesures susceptibles de faire entendre à son électorat l’absence de ligne politique qui caractérise le mouvement En Marche ! A défaut de proposer les lois qu’il compte mettre en œuvre sitôt la majorité obtenue à l’Assemblée Nationale, le gouvernement Macron impose des réformettes consensuelles, suscitant une adhésion de fait, tant l’écœurement des Français grandit à l’égard d’une classe politique enfermée dans une rhétorique partisane. A l’instar de cette « loi de moralisation de la vie publique », dont la mise en œuvre révèle chaque jour un peu plus l’inanité.

François Hollande avait déjà fait de la morale le porte-étendard de sa politique ; Macron, en digne héritier du quinquennat de son ancien employeur, compte-t-il faire de même ? Le parti du président risque cependant de connaître quelques obstacles sur sa route… Si les ministres du gouvernement Valls (Thévenoud, Cahuzac,…) s’étaient déjà illustrés par leur habilité à user de la corruption pour satisfaire leurs intérêts personnels, ceux du gouvernement Philippe ne risquent guère de briller de meilleure façon. Car certains garants de cette loi de moralisation disposent d’un passé peu reluisant, dont les journalistes de l’oligarchie peinent à faire connaître la teneur.

PHOTO CLAUDE PRIGENT / LE TELEGRAMME. BREST (29) : Université régionale du PS à Brest , Les Universités de l'engagement , Parti Socialiste . Marc Coatanéa PS finistérien , Jean-Christophe Cambadélis , premier secrétaire du PS , Nathalie Sarrabezolles , présidente du Conseil Départemental et le député finistérien Richard Ferrand .

Ainsi de François Bayrou, ministre de la Justice garant de l’établissement de cette loi, lui-même compromis dans une affaire délicate : si l’on en croit l’un de ses anciens collaborateurs, le président du MoDem aurait mis en œuvre des emplois fictifs au sein du parlement européen pour servir les intérêts de son parti. Alors que la loi de moralisation résonne comme un écho à « l’affaire Fillon », on ne peut s’empêcher de juger du caractère ironique de la situation.

La liste, bien sûr, ne s’arrête pas là. Le ministre de la cohésion des territoires Richard Ferrand, serait coupable d’avoir usé de l’argent public de sa collectivité pour son enrichissement personnel et celui de son entourage. Le gouvernement, bien sûr, n’a pas condamné la conduite de son ministre, dont on susurre par ailleurs qu’il aurait profité de son siège de député pour voter toutes les lois en faveur de ses intérêts financiers. De même, Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, aurait perçu près de 200 000 euros de fonds publics détournés entre 1994 et 2000, alors qu’il était député du Rhône. Du côté du ministère de la Santé, Agnès Buzyn ne s’émeut guère des conflits d’intérêts qui rythment le monde de la santé, confronté au poids du lobby des laboratoires pharmaceutiques ; mieux encore : elle prône les petits arrangements avec ces officines privilégiant leurs rendements à la santé des Français. Et pour cause : alors qu’elle était vice-présidente de l’Institut national du Cancer, Agnès Buzyn siégeait aux conseils de deux laboratoires (Novartis et Bristol-Meyers Squibb).

Faire de « la moralisation de [la] vie publique  […] un socle de [son] action » constituait la première préoccupation d’Emmanuel Macron au lendemain de son élection. Une annonce facile, destinée à occuper l’opinion médiatique et ne pas prendre de risques inutiles à la veille des législatives et face à laquelle En Marche ! est en difficulté, au regard de la corruption de ses propres ministres. Une annonce soulignant un peu plus le cynisme d’un gouvernement qui renouvelle les combines financières de ses prédécesseurs socialistes. Qui répète ces « copinages » indus d’une gauche dont on retrouvera de nombreuses figures dans l’hémicycle…