MAÎTRISE DE L’IMMIGRATION

Les dispositifs proposés dans ce projet de loi sur la « maîtrise de l’immigration », d’octobre 2015, montrent un laxisme devant l’immigration irrégulière, car il n’est jamais prévu que les immigrés irréguliers soient renvoyés chez eux. Des amendes pouvant aller jusqu’ à 100 000 euros, et des peines de prison pouvant aller jusqu’à sept ans sont prévues, mais en aucun cas que l’immigré ne soit renvoyé dans son pays d’origine. Ce serait pourtant la solution qui permettrait le mieux d’éviter les problèmes liés à l’immigration, car on constate que la délinquance ne cesse d’augmenter passant de 15 % en 2008, à 20 % en 2013 de migrants responsables des délits commis en France sur le nombre de délits commis ces années là – d’après les chiffres officiels. Ces délinquants ne méritent-ils pas une répression plus forte qu’une simple amende ou un envoi en prison ?

En effet, Le Figaro le 04 juillet 2015 rapporte qu’on remarque une énorme croissance des entrées clandestines en Europe: + 180 %! Avec plus de 274.000 illégaux en un an. Contre un peu plus de 100 000 en 2013. Ces chiffres prouvent bien que ces mesures ne sont pas suffisantes pour freiner l’arrivée incessante de migrants et donc la croissance de la délinquance.

On peut trouver aussi un entretien de l’AFP, rapporté par l’Express le 20 novembre 2015 avec un haut-responsable de l’antiterrorisme en France (qui a voulu garder l’anonymat). Il avoue que les dispositions d’une nouvelle loi sur le Renseignement sont « certes nécessaires », mais confie aussi : « on attrapera que des neuneus ». La mise en commun plus rapide et systématique des informations et des signalements entre les pays de l’espace Schengen n’est donc pas une mesure suffisante pour empêcher les délinquants ou les migrants de traverser les frontières et de venir s’installer en France, quatrième pays européen récepteur de migrants.

La loi du 31 décembre 2012 supprime le délit de séjour irrégulier. Ce qui a pour conséquence, selon le quotidien Le Monde, que « les interpellations de sans-papiers sont devenues impossibles à chiffrer ».