Lutte contre la GPA : Marie-France Lorho continue le combat !

La gestation pour autrui révolte l’âme et la conscience des Français. Ce marchandage de la vie et du corps des femmes-souvent parmi celles qui sont déjà les plus éprouvées par la vie- montre bien que si une civilisation peut mourir, elle peut encore plus aisément s’avilir.

A force de ruptures anthropologies et de démissions dans la protection de la famille, les gouvernements successifs ont discrètement laissé cette pratique prospérer sur notre territoire. Ils ont toujours les droits de l’homme et la défense des femmes à la bouche, mais quand il s’agit de combattre les logiques marchandes, leur courage disparaît soudainement. Nous savons bien, d’ailleurs, qu’il n’est que de façade.

Ainsi, la lettre d’information Génétique nous informe aujourd’hui de la volonté de la société américaine «  Extraordinary Conceptions » d’accroître ses activités en France. L’expression consacrée chez ces partisans du retour à la barbarie est de permettre la maternité de substitution en Europe. Or toute mère sait que la maternité peut être sociale ou physique mais qu’elle n’est jamais « de substitution ».

Je serai particulièrement attentive à ce sujet afin d’alerter en permanence les pouvoirs publics au sujet des velléités financières de ces entreprises en Europe et en France. C’est la vérité qui rend libres les enfants, pas les dissimulations d’Etat.

La gestation pour autrui : bientôt en France ?

L’adoption de la loi sur le « mariage » pour tous avait ouvert encore plus avant les voies du viol quotidien du droit naturel. De cette législation inique allait bientôt découler les pires outrages proférés à l’encontre de la famille traditionnelle, dont les enfants seront les premières victimes. La Cour de cassation examinait aujourd’hui six dossiers relatifs à la « reconnaissance légale » de deux parents français pour les enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger. A l’heure actuelle, la France interdit encore la pratique de la gestation pour autrui ; seul le père biologique et la mère porteuse sont désignés comme les parents de l’enfant né de cette « union ». Une union malheureuse, tant l’aspiration proprement commerciale de son origine rend la femme qui porte l’enfant esclave des velléités d’un marché inique…

L’examen de la Cour de cassation soulève des inquiétudes quant à l’avenir de cette pratique. Car si la première chambre civile de la cour rendra ses décisions le 5 juillet, les tentatives répétées des tenants de cette mise en esclavage du corps de la femme redoublent d’efforts pour légaliser cette pratique. Comble de l’ironie, ceux-là s’appuient sur la Cour Européenne des Droits de l’homme, prompte à condamner la France pour son refus de donner un état civil aux enfants nés de GPA, dans le plus pur respect de sa loi.

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Les arguments déployés à l’issue de l’audition laissent par ailleurs particulièrement suspicieux. Il va de soi qu’inscrire ces enfants dans à l’état civil français ne fera qu’encourager une pratique particulièrement néfaste pour l’enfant, privée de sa mère naturelle, inscrit dans une identité qui ne peut être nécessairement sienne. Inversant ces axiomes, l’avocat de la partie civile – un couple d’homosexuels élevant un enfant né d’une mère californienne – en appelle pourtant à ne pas faire de ces enfants « les victimes innocentes de la décision de leurs parents ».

En invoquant la cristallisation des noms des parents dits « d’intention » sur le registre d’état civil de l’enfant, la cour de cassation s’apprête sciemment à se faire le responsable de milliers d’enfants orphelins. Une décision que le président de la république ne risque guère de renier ; à l’image de l’avocat de la partie civile, le programme d’Emmanuel Macron soulignait que « les enfants issus de la GPA nés à l’étranger [verraient] leur filiation reconnue à l’état civil français, selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme ».

La Gauche suinte l’idéologie

Laurence Rossignol était sur BFMTV hier. Comme à l’habitude, ce passage n’a pas marqué les esprits. Ce qui est parfaitement malheureux tant la gravité des propos mérite d’être relevée. Pour la ministre, « l’aide médicale à la procréation ne pose plus aucun problème aujourd’hui », une nécessité au jour où il faudrait «  lutter contre l’idéologie de la famille », une idéologie inacceptable puisqu’il faudrait accepter toutes les situations au moment «  de toutes façons les femmes le font quand même ».

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Rappelons que cet entretien fait suite à de nombreuses provocations de ce parangon de l’idéologie libertaire : elle veut que l’Etat « redéfinisse le cadre de l’exercice de l’autorité parentale », qu’un statut du beau parent soit imposé, mais aussi qu’une lutte soit menée contre «  les forces conservatrices et ultra réactionnaires ». Un combat qui s’est très dangereusement accentué avec la loi Egalité et Citoyenneté qui revient sur les libertés scolaires. Il faut dire que ces militants du désordre reçoivent le soutien de certains Républicains, telle NKM qui voulait la veille lutter contre l’hypocrisie des défenseurs de la vie.

Encore une fois, l’idéologie emporte tout sur son passage. Jusqu’aux avis du Comité consultatif national d’éthique, pourtant loin d’être un vaillant défenseur de l’ordre naturel, et qui s’opposait à l’ouverture de la PMA pour les couples de lesbiennes. La ligue du Sud s’indigne donc de cette nouvelle atteinte faîte à l’Homme et sur ces nouveaux crimes qui seront commis contre des enfants.

Cet Etat intrusif et corrompu cherche à accentuer sa violente politique antifamiliale avec le soutien silencieux de la direction du Front National et de la majeure partie de la rue de Vaugirard. A quand un retour aux fondamentaux de la politique ?