Amnesty International réclame plus d’immigrés clandestins !

Le dernier rapport d’Amnesty International est sans appel : face à la « crise » des réfugiés, les pays les plus développés auraient fermé les yeux et érigé des « forteresses »[1]. Les territoires les plus riches comme l’Europe ou l’Australie laisseraient mourir des milliers d’étrangers « à leur portes ». Et pour ceux qui parviennent tout de même à entrer dans le pays – en grande majorité illégalement, Amnesty International dénonce le traitement qui leur est réservé0. Ces réfugiés seraient placés dans des centres de détention aux conditions inhumaines (surpeuplement, humiliations, faim, absence de soins …). L’association reproche également aux gouvernements européens de ne pas garantir le droit d’asile dans leur pays, de refuser régulièrement l’entrée à des réfugiés pour les diriger vers d’autres pays où leur vie serait menacée.

Immigration-Europe

En somme, les migrants seraient mal accueillis dans les pays européens où ils s’installent. Victimes de « discrimination », ils ne pourraient accéder à des emplois, des soins ou à l’éducation et contraints alors à accepter des conditions de travail difficiles. Pour Amnesty International, les gouvernements ont dénigré et « déshumanisé » les réfugiés. Ainsi l’organisme réclame une obligation de solidarité : soit forcer la main aux différents gouvernements européens pour faire en sorte qu’ils accueillent davantage de réfugiés et qu’aucun « migrant » ne soit renvoyé dans son pays d’origine[2].

Un constat utopique : face à l’aveuglement d’Amnesty International, comment ne pas faire état du sentiment des Français ? 57% d’entre eux s’avouent opposés à l’accueil en France d’une part de migrants et de réfugiés supplémentaires. Alors que le gouvernement démantelait le campement de la « Jungle » à Calais (octobre 2016) – où plus de 9000 migrants étaient engoncés, 76% des français s’avéraient favorables à la désinstallation[3]. Le nombre de titres de séjour accordés pour des motifs humanitaires a pourtant bondi de 41% en 2016, si l’on en croit le Ministère de l’Intérieur[4]. L’Ofpra estime quant à lui qu’en 2016, 60 000 réfugiés ont été répartis dans les différents centres d’accueil.

Ce démantèlement de la « Jungle » de Calais a forcé la répartition dans tout le pays de près de 10 000[5] réfugiés. Comment serait-il possible d’accueillir plus ? Face à cette «nécessaire solidarité» prêchée par Amnesty International, il faut y opposer les conséquences économiques préoccupantes et les risques terroristes qu’impose une politique d’accueil inconsidérée et inconditionnelle.

La France terre d’accueil ? Une grande majorité de la population ne comprend plus l’empressement du gouvernement à accueillir massivement des réfugiés alors que tant de français sont à la rue[6]. Face à ces arrivées massives, certains de nos ressortissants ont pris la décision de manifester comme ce fut le cas à Calais en Octobre 2016. Idem dans le Var ou près de 800 personnes ont défilé contre la création d’un centre d’accueil des migrants[7]. Pour autant, le gouvernement reste sourd aux cris d’alarme lancés par les Calaisiens, qui doivent en ce moment même faire face au retour massif des immigrés dans leur ville.

 

 

[1] Rapport d’Amnesty International élections 2017

[2] https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants

[3] http://www.bfmtv.com/societe/57percent-des-francais-se-disent-opposes-a-l-accueil-en-france-dune-

part-de-migrants-et-de-refugies-1039532.html

[4] http://www.la-croix.com/France/En-2016-France-accueilli-plus-refugies-quen-2015-2017-01-16-

1200817619

[5] http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/l-accueil-des-migrants_1713927.html

[6] http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150909.OBS5525/pourquoi-ils-disent-non-a-l-accueildes-

refugies-en-france.html

[7] http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/10/08/plusieurs-manifestations-organisees-contre-laccueil-des-migrants-dans-des-communes-francaises_5010444_3224.html

Salles de « shoot » : des zones de non-droit sous la férule de l’Etat

Insécurité, concentration de consommation de crack, prostitution, livraison par les bandes organisées au petit matin, dans des voitures aux vitres teintées : telle est l’atmosphère dramatique qui environne la « salle de shoot » du Xe arrondissement de Paris, rue Ambroise-Paré. Quatre mois à peine après l’ouverture de ce que la Mairie de Paris a pudiquement dénommé la « salle de consommation à moindre risque », le quartier devient jour après jour une zone de non-droit.

La dernière rixe, survenue devant la salle de shoot le 26 février, en est un irréfutable témoignage. « C’est un affrontement entre deux drogués qui a commencé dans la salle d’attente et s’est terminée en vraie bagarre, comme malheureusement on peut en trouver à la sortie de lycées ou du métro La Chapelle », temporise Stéphane Bribard. Une petite querelle sans importance, si l’on en croit le conseiller d’arrondissement délégué à la sécurité qui « espère juste que ça se passera le moins possible ». Après tout, « c’est le premier moment « un peu de violence » », déclare complaisamment l’élu. Complice de l’extravagante permissivité de la Mairie de Paris, l’élu restera sourd aux cris d’alarme des riverains, qui ont exprimé leur désarroi dans une lettre ouverte à destination des autorités.

« L’incident a été traité comme il le fallait », rassure Bribard. Rien à redire, donc, sur le fait que l’un des hommes impliqué dans la rixe ait laissé échapper de son sac une arme à feu. Aucun commentaire, suscité par la distribution, pendant la lutte, de kits d’injection à travers les grilles par les personnels de la salle de shoot. Point d’alarme, à l’égard de l’indulgence des autorités, qui ont laissé la rixe suivre son cours à l’extérieur sans intervenir. Qu’importent les menaces des toxicomanes que reçoivent les clients des échoppes environnantes…

Excédés, les habitants voient leur quartier sombrer chaque jour un peu plus dans la peur. Une angoisse croissante, cette « zone de non-droit » qui s’installe, au détour des rues du Xe arrondissement. « Les policiers se sont fait plus rares », raconte un habitant. « Le trafic et la consommation de drogues se font désormais publiquement et impunément, dans la mesure où dealers et toxicomanes profitent d’un périmètre protégé », souligne le collectif de riverains à l’origine de la missive. Chaque jour, de nouveaux arrivants viennent rôder autour de la salle, dans l’espoir d’alimenter un trafic dont l’Etat s’est fait l’allié.

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La Mairie l’annonçait depuis la création de la SCMR : la salle de shoot n’était pas « une baguette magique ». Mieux encore, ses membres comptent redoubler d’effort. « Nous ferons bilan à l’issue des six premiers mois d’ouverture. Les villes qui ont ouvert une SCMR en ont souvent ouvert d’autres rapidement ». Optimiste, Bertrand Jomier, maire du XIXe siècle, chargé des questions relatives à la santé, pointe la sanité supposée de ces espaces dévastateurs pour la vie du quartier et de ses riverains. Non content de laisser aux mains des délinquants certaines zones de banlieue dans lesquelles la police n’ose même plus pénétrer, c’est désormais au cœur de Paris que l’Etat souhaite faire rayonner la délinquance.

A l’issue de l’ouverture de la salle de shoot, Marisol Touraine avait salué l’ingéniosité de son geste, soulignant qu’il s’agissait « d’un moment très important dans la lutte contre le fléau des addictions ». Contre celui de la criminalité, en revanche…

Les marchés contre les producteurs !

Dans un portrait du mercredi 15 février, Libération nous apprenait que Régis Maingy, producteur de lait qui s’était exprimé dans une émission télévisée, a été discriminé par Lactalis quant à sa production laitière. Dans un article pour une fois poignant, c’est toute l’absurdité du système de production laitière qui éclate.

Certes des solutions intellectuelles et politiques existent : lutte contre la concentration des centrales d’achat, préférence des circuits courts, primat de la qualité sur la quantité. Évidemment, la Ligue du Sud soutient l’ensemble de ces évolutions. Mais l’enracinement oblige aussi à considérer la réalité de l’appareil productif français.

Cette réalité est l’aboutissement d’une mise au pas de tous les paysans français. Jacques Bompard n’a cessé de le rappeler au cours de ses mandats et de sa carrière politique. La Vème République a assassiné notre agriculture.

Comme nous le rappelions sur l’accaparement des terres agricoles, ni le communisme des terres, ni la marchandisation totale de la Nature ne sauraient constituer une solution. Aussi, La Ligue du Sud s’engage à maintenir le combat pour un retour du bon sens dans la production agricole et spécifiquement laitière.

Parce que notre indépendance alimentaire vaut plus que leurs arrangements.

Viol : une victime sur cinq n’a jamais parlé de son agression

Selon Amnesty International, 90% des violeurs n’auraient aucune pathologie mentale et 71% [1]des viols seraient prémédités. Seulement 13% se déclarant victime ont déposé plainte. Parmi les victimes qui n’informent ni la police ni la gendarmerie, 31% considèrent que « les faits ne sont pas graves ». En outre, 85% des victimes ne font pas appel aux associations ou aux centres d’appel dédiés.

Victime d’une double peine, l’agression et la honte, la plus part des femmes ne dénoncent pas le viol qu’elles ont subis. Soupçonnées d’être au moins partiellement responsable, la plus part d’entre elles se terrent dans le mutisme. A l’heure de l’ensauvagement de la société, et d’un nouveau rapport aux femmes, ces dernières n’ont plus confiance dans la justice. Actuellement, elles n’ont qu’une chance sur seize de voir leurs violeurs condamnés.

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Toujours dans l’illusion que des campagnes publicitaires peuvent venir à bout de tous les maux, le Haut Conseil à l’égalité (HCE) a recommandé au gouvernement de lancer une campagne de sensibilisation. Naturellement, cette action n’est pas suffisante et relève même de l’absurde tant elle est déconnectée de la réalité.

Qu’il n’en déplaise donc à certains, la seule prévention efficace est l’exemplarité des peines.

En février 2016, le député Jacques Bompard avait proposé à l’Assemblée nationale une loi visant à lutter contre toutes les violences faites aux femmes. Il avait dénoncé un trop fort taux de correctionnalisation des crimes de viols, entre 50% et 70% des cas. Qualifiant notre système judiciaire de « lâche » qui ne punit pas ces crimes à la hauteur de leur gravité, il enjoint aujourd’hui le gouvernement d’en finir avec « cette négation quasi systématique ». Selon lui, il est plus que temps à donner à nos concitoyennes le signe d’engagement aux côtés de ces femmes oubliées.

A l’heure où l’actualité donne une tragique image de la police, il est urgent de restaurer en France, un Etat fort et une justice irréprochable.

 

[1] Journal Libération jeudi 9 février 2017

Renforcement de la justice pénale : un éveil bien tardif

A l’orée de l’élection présidentielle, les parlementaires se sont enfin résolus à sortir de leur torpeur. Les Sénateurs discutaient hier une proposition de loi visant à « renforcer l’efficacité de la justice pénale », en luttant contre la récidive et réduisant les possibilités d’aménagement des peines tout en en renforçant l’automaticité. Déjà, les haros des syndicats conditionnés aux ressorts permissifs des législations du quinquennat se font entendre. L’Union syndicale des Magistrats va jusqu’à souligner les écueils « démagogiques » d’un texte aux prétentions « incarcératrices ».

Des années de laxisme ne leur auront pas suffi. Les remarques des présidents d’audience, déclarant aux voleurs récidivistes « Ne vous inquiétez pas, sa peine sera aménagée », ne viennent ébranler leurs perspectives obtuses. Les revendications des procureurs, expliquant qu’il leur faut désormais requérir deux ans de peine pour que les délinquants effectuent six mois de prison, ne font chanceler leurs certitudes.

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Non. Désormais, seules 30% des peines de prisons prononcées s’accompagnent d’une privation de liberté. Ça et là, on souligne les manques d’effectifs parmi les greffes, des parquets saturés. Et pourtant : la véritable lacune ne réside pas là. C’est encore aux complexités d’une administration requérant deux convocations chez les JAP, plaidant à la perpétuelle évaluation des situations individuelles, qu’on doit cette absence de toute intervention autoritaire dans la prononciation des sanctions. Confortés dans leur crime, les délinquants se voient au mieux sanctionnés d’un bracelet électronique, au pire d’une semi-liberté ou d’une obligation de se voir prodiguer des soins médicaux.

Un tel laxisme dans l’exercice punitif ne date pas de ce quinquennat : déjà, le gouvernement précédent sanctionnait bien mollement la délinquance. De l’aménagement des peines d’emprisonnement inférieures à deux ans (Rachida Dati, 2009) à l’instauration du crédit de réduction automatique de peine (Nicolas Sarkozy, 2004), le laxisme d’Etat a été installé par une droite qui en appelle aujourd’hui au retour de l’autorité.

Alors qu’au mois d’octobre, ma proposition de loi visant à rétablir la peine de perpétuité réelle a été accueillie dans le silence confondant de la majorité comme de l’opposition, on ne peut que saluer cette disposition des Sénateurs Les Républicains. Cette mesure, que prend une droite dont la seule velléité s’avère une nouvelle fois dictée par son empressement de s’ériger à la tête du gouvernement de demain…