Mariage et naturalisation : les autorités coupables !

En France, il est possible d’acquérir la nationalité française par déclaration après un délai de 4 ans à compter du mariage. Le site officiel de l’administration française précise dans ses conditions que la communauté de vie affective et matérielle ne doit pas avoir cessé avec l’époux[1]. La procédure à suivre concernant la naturalisation par mariage comporte trois étapes : les futurs époux doivent d’abord déposer le dossier, qui s’ensuit d’une enquête de la préfecture et qui se conclut par une décision de l’administration. L’enquête réalisée par la préfecture permet de vérifier l’existence d’une continuité de la communauté de vie tant affective que matérielle entre les époux depuis le mariage et d’apprécier s’il y a lieu de s’opposer à l’acquisition de la nationalité française. Le résultat de l’enquête effectué par la préfecture est ensuite transmis au ministère de l’immigration qui peut éventuellement procéder à toute enquête complémentaire qu’il estime utile[2].

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Avec plusieurs milliers de mariages blancs ou gris, la France compte de très nombreuses unions de ce type. De son côté, la Belgique empêche plus 7000 unions suspectes par an[3]. Pourquoi le nombre de mariages blanc et gris explose en France, alors que des pays comme la Belgique restreignent les unions jugées trop suspects ? Les demandes de mariage entre français et personnes en situations irrégulières ne cessent de croitre[4]. Cette problématique a engendré près de 40 convocations en trois mois. Dans le Val-d’Oise, ces trois derniers mois ont été marqués par un nombre d’auditions bien plus important que sur une année entière[5] !

Pourquoi une telle explosion des demandes de mariage entre français et personnes en situation irrégulière ? Avec l’arrivée des élections présidentielles, les personnes en situations irrégulières redoutent que les conditions d’obtention soient plus fermes. Les candidats au titre de séjour sont donc dans une course contre la montre pour obtenir leur régularisation et font appel à des agences matrimoniales. Ces dernières réclament entre 8000 et 30 000 euros (en fonction de la nationalité du demandeur) pour trouver un ou une française acceptant ce mariage arrangé en échange d’une partie de la somme donnée par la personne en situation d’irrégularité.

Et ces institutions complices engendrent des troubles de l’ordre public. Car outre les enjeux financiers, ce type de pratiques soulève de véritables rixes, durant lesquelles les couples s’en prennent à l’officier d’état civil à l’issue des auditions. Jean-Manuel Hue, adjoint au Maire du XVe arrondissement de Paris a été agressé en 2014 par un « couple » franco-tunisien qui s’était vu refuser leur union.

L’atmosphère est de plus en plus tendue autour de ces enjeux de naturalisation par mariage. Face à cet ensauvagement de la société, beaucoup de collectivités renoncent à procéder aux auditions, particulièrement au sein des villes où l’immigration afflue et s’exposent à un nombre de mariages frauduleux particulièrement élevé.

Et comme de coutume, le gouvernement ferme pudiquement les yeux sur la question. Coupable de lâcheté, il refuse de fournir le nombre d’opposition au mariage prononcé chaque année ni de communiquer sur le sujet. En France, les mariages constituent pourtant près de 40% des motifs de titre de séjour de longue durée. Soumis à ce laxisme institutionnel, les courageux élus locaux qui s’opposent à l’union pour motif frauduleux sont mis au pied du mur par des tentatives de récidive dans les villes voisines. En France, aucun fichier ne centralise les noms des personnes ayant essayé de se marier illégalement. De plus, le droit européen contraint la France à autoriser le mariage aux personnes en situation irrégulière. Triomphe de la lâcheté de certains maires ; triomphe du laxisme d’Etat ; triomphe de l’hégémonie bruxelloise : les institutions, en facilitant les mariages blancs, se rendent coupables du Grand Remplacement qui assujettit chaque jour un peu plus la civilisation française.

[1] https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2726

[2] http://droit-finances.commentcamarche.net/faq/6100-mariage-et-nationalite-francaise-conditions-et-demarches

[3] Valeurs Actuelles, 02.02.2017. « Faux mariages contre vrais papiers »

[4] Si l’on en croit Jean-Manuel Hue adjoint au maire à la marie du XVème arrondissement de Paris et chargé des auditions explique pour Valeurs Actuelles que

[5] Si l’on en croit Jacqueline Eustache-Brinio, maire de Saint Gratien. Valeurs Actuelles. Op.cit.