Pour un arrêt de l’intégration de la Turquie dans l’Europe

C’est Angela Merkel qui le dit : « Il est clair que la Turquie ne doit pas devenir membre de l’Union Européenne ». Une déclaration qui tranche avec nombre d’atermoiements européens, et notamment allemand, sur la question et ce pendant des décennies. Si les experts rappellent qu’il s’agit là d’une aggravation des difficultés diplomatiques entre Berlin et Ankara, il faut se réjouir d’une position aussi tranchée.

Dans les derniers mois, la Turquie a brillé par ses errements : vrai-faux coup d’état, incarcération de militants kurdes, chasse aux journalistes. Enfin, jusqu’à un tournant récent, le soutien officiel de la Turquie à certaines factions islamistes en Syrie et ailleurs ne pouvait que contrevenir à l’équilibre oriental.

Pire, l’AKP, parti largement fondé sur l’application rigoureuse du Coran, a multiplié les provocations sur le sol européen lors des élections. Si certains Etats ont eu le courage d’interdire la tenue de ces rassemblements, ce ne fut pas le cas de la France.

Gageons que les Européens ne peuvent pas simplement se satisfaire de déclarations comme «  la Turquie s’éloigne à pas de géant ». La Turquie n’appartient pas à notre civilisation, elle a même été historiquement l’un de ses adversaires les plus redoutables.

Aussi, cessons ce processus suicidaire d’intégration de la Turquie à l’Europe de Bruxelles.  Pas simplement avec des mots, mais aussi en supprimant les chapitres de discussion déjà entamés.

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