Nous devons révoquer les accords avec la Turquie.

Nous devons révoquer les accords avec la Turquie.

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Le traité transatlantique est un piège bien connu qui vassalise notre pays. Il n’y a que quelques conseillers ministériels pour se satisfaire d’une alliance qui fit son cirque à Varsovie quelques jours avant que l’une de ses composantes, la Turquie, subisse un coup d’Etat sur son propre sol.
Alors que la France entière pleurait les morts de Nice, les médias annoncèrent un coup d’Etat en cours à Ankara et Istanbul. Quelques experts télévisuels, les mêmes qui encouragèrent la guerre en Syrie, déblatérèrent des explications fallacieuses avant que le monde n’apprenne qu’un simple colonel avait fait trembler Recep Tayyip Erdogan. Encore une fois, l’attitude des Etats-Unis et de l’Union Européenne fut des plus confuses. Etonnant, non, pour des alliés qui s’étaient rencontrés à Varsovie pour défier le Russie ?
Prenons quelques déclarations ahurissantes qui ont émaillé le lendemain de la tentative avortée de coup d’Etat. La palme du pathétique revient évidemment à Jean-Marc Ayrault : « La Turquie a fait beaucoup d’avancée, beaucoup de progrès, beaucoup de réformes ces dernières années, le danger serait celui d’un retour en arrière face à la démocratie ». Les minorités martyrisées par la majorité islamiste de l’AKP apprécieront. Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne a quant à elle osé un « Nous allons envoyer un message fort en ce sens à la Turquie », après que la rue islamiste a commis des exactions facilement disponibles sur internet.

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Nous n’avons pas à décider des orientations de la Turquie. Nous avons à analyser les décisions de son gouvernement : encouragement et soutien aux islamistes syriens qui mènent une guerre atroce avec le gouvernement légitime de Syrie, attaque des villages chrétiens frontaliers comme Kessab, raids contre les kurdes, occupation illégale d’une partie du Kurdistan irakien, mise sous tutelle des médias. Le président turc, islamiste conservateur, a non seulement le sang des minorités turques sur les mains, mais aussi celui de bien des chrétiens et autres minorités habitant dans les pays alentours.
L’épisode de la soumission européenne à Ankara sur la question des migrants est encore plus insupportable. Comme l’ouverture récente d’un 16 ème chapitre de l’intégration de la Turquie à l’UE. Nous voyons en effet que les principaux soutiens de l’AKP sont des musulmans radicaux et des stipendiés de la confrérie des Frères Musulmans. Plus de 3000 militaires ont été arrêtés et lynchés sur la commande du président en vacances, 48 membres du conseil d’Etat emprisonnés. Le premier ministre turc appelle d’ailleurs à continuer à nettoyer l’armée et les institutions. D’avis général, les listes de ce pogrom étaient constituées avant même la tentative de coup d’Etat.

Et Erdogan de défier Washington en déclarant « Si nous sommes des partenaires stratégiques ou des partenaires modèles, faites le nécessaire ». Le sultan réclame là l’extradition de Fetullah Gullen, prédicateur musulman, qui l’avait aidé à conquérir le pouvoir mais qui se défia du tournant autoritariste d’Erdogan. Beaucoup en viennent d’ailleurs à douter de la réalité du coup d’Etat comme cet éditorialiste du site Al Monitor : « Looking at the 2,839 military personnel under arrest, including scores of generals who commanded the combat units of a NATO army, it is quite bizarre that no security bureaucracy from the military intelligence to the National Intelligence Organization, the General Directorate of Security and Special Forces Command had a clue that a coup was being hatched at such a magnitude. “ (http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2016/07/turkey-military-coup-attempt-more-questions-than-answers.html#ixzz4El5WkN5B )

En somme : la Turquie est un pays votant pour un parti islamiste, trompant ses alliés officiels dans la région, en crise ouverte avec l’Iran, la Russie, la Syrie et l’Irak. La rue islamiste y commet des exactions en toute impunité. C’est la liberté du peuple turc de vouloir suivre cette voie, c’est le devoir de la France de se sortir d’une alliance qui encourage l’instabilité du Proche-Orient, les déferlements migratoires, l’islamisation de l’Europe, et la persécution des chrétiens d’Orient.