Droit de réponse au journal « Minute »

timthumbDroit de réponse à l’article en date du 18 juin 2014 : « Le Pen et Bompard – Rien ne va plus dans le Vaucluse ».

Je m’étonne que l’hebdomadaire Minute publie un article sans prendre la peine de vérifier l’exactitude de ses informations, en prenant contact avec moi, par exemple. Cette attitude n’a rien à envier à celle du Canard enchaîné. Le résultat : des « informations » souvent inexactes voire fausses. Sans parler des sous-entendus malveillants et surtout non étayés.

S’agissant de mes relations avec Marion Maréchal – Le Pen, celles-ci sont très cordiales, aujourd’hui comme hier.

J’avais proposé à Marion un siège de sénateur « en alternance » : trois ans pour la candidate Ligue du Sud puis trois ans pour le candidat que proposerait le FN. Ceci correspondait à l’arithmétique électorale locale, à la logique d’union des droites et à l’intérêt commun.

De plus, nous étions enfin tombés d’accord sur une non-concurrence FN – Ligue du Sud dans le Nord-Vaucluse aux cantonales. Dans le paysage politique du Nord-Vaucluse, que ce soit pour les Sénatoriales ou les cantonales, les élus Ligue du Sud bénéficient en effet d’une antériorité, d’une expérience de gestion et d’une reconnaissance populaire, évidentes en comparaison de certains candidats FN investis plus récemment en Vaucluse, pour lesquels j’ai par ailleurs le plus grand respect. Nos rapports avec ces derniers sont de fait excellents ; nous ne leur refusons jamais notre aide lorsqu’ils nous demandent un conseil ou un renseignement, par exemple dans la gestion de villes récemment conquises.

Le FN a refusé notre proposition électorale. La contre-proposition qu’il nous a faite  était, je le confirme, méprisante : pas de partage du siège sénatoriale ; tout au plus était-il d’accord pour ne pas présenter de candidats aux cantonales, mais sur les seuls cantons d’Orange et Bollène ! J’ai effectivement manifesté ma déception à Marion. Mais jamais en claquant la porte ou en criant ! Je suis pour la clarté et la franchise en politique et je n’en veux d’ailleurs pas une seconde à Marion. Les contraintes des partis nationaux sont ce qu’elles sont. Cela ne date pas d’hier.

Concernant l’après-Bompard, nous sommes tous entre les mains de Dieu et c’est à lui qu’appartient l’avenir. De toute façon, la philosophie et la méthode que je défends, et que seule défend la Ligue du Sud, sont incontournables pour le Bien commun du pays. J’espère que ce combat continuera longtemps, très, très longtemps après mon départ.

S’agissant du nombre de ses adhérents, la Ligue du Sud est une structure anti-parti qui s’assume complètement. Répondre aux critères des partis institutionnels ne l’intéresse pas. La Ligue du Sud ne cherche qu’une chose : épauler les hommes politiques enracinés qui sauront gérer avec sérieux et bon sens les collectivités où ils seront élus.

Sur mon procès en cours, vous semblez ignorer que la qualification trop large de la prise illégale d’intérêt engendre parfois des poursuites et des condamnations sans que les intéressés eux-mêmes n’aient la connaissance et/ou l’intention du délit. C’est un problème juridique sérieux qu’il faudra résoudre dans les années à venir. Sachez en tout cas que l’absence d’enrichissement personnel est d’ores et déjà avérée dans mon dossier. Mais il est vrai que vous semblez ignorer ce grand principe qu’est la présomption d’innocence, à l’instar de Libé ou d’autres journaux du même acabit.

Sur les Européennes, il est absolument faux d’affirmer que j’ai appelé à voter Dupont-Aignan puis à voter blanc. Je me suis refusé jusqu’au bout à donner une quelconque consigne de vote. En effet, je n’apprécie guère ces consignes de vote partisanes. Les électeurs sont majeurs et vaccinés. Leur vote doit rester pleinement libre.

Vous semblez en outre sous-entendre que la nomination de mes fils à des fonctions de confiance soit à l’origine du départ de Messieurs Beck et Magnin au motif de « dérives monégasques». Vous semblez ignorer que ces messieurs sont respectivement le neveu de ma femme et le frère de mon gendre ! Je ne vois donc pas comment, avec le départ de ces deux collaborateurs familiaux, il soit possible de parler de dérive ! En outre, des règles existent pour les nominations à certains postes. Et ces nominations sont conformes à la loi. Le départ de ces deux collaborateurs n’a provoqué en moi aucun sentiment d’abandon. Je suis en effet ravi d’avoir pu renouveler et rajeunir mon cabinet, dans la confiance, avec Prudence Tan, directrice de cabinet, et Renaud de Cazenove, directeur de la communication. Même si eux n’ont aucun lien familial avec moi…

S’agissant de mes fils, leurs nominations aux fonctions qu’ils exercent actuellement sont elles aussi parfaitement légales. En plus d’être légales, elles sont légitimes et justifiées.  Yann est en effet licencié en droit privé et possède une maitrise de droit public. Guillaume, lui, possède une maitrise en philosophie. J’en profite pour vous faire remarquer que ceux-ci, au bout du mois, malgré leurs multiples fonctions, sont moins bien payés que mes deux autres assistants parlementaires qui n’assument qu’une seule fonction. Comme népotisme, on fait mieux !

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