Droit de réponse de Marie Claude Bompard à « la Provence »

mcbompard

Suite à votre article malveillant et mensonger, paru le 28 août 2013, dans vos colonnes, je tiens à rectifier la vérité.

1/ Avant même qu’une demande soit déposée en mairie de Bollène, j’ai toujours affirmé que je ne marierai pas et que je ne déléguerai pas à un conseiller municipal. Je l’ai répété ces derniers jours, sans jamais dévier, et personne ne pourra me contredire sur ce point.

Si les journalistes de La Provence s’intéressaient un peu mieux à leur travail, ils sauraient qu’un adjoint au maire n’a nullement besoin d’une délégation du maire pour marier, contrairement à un conseiller municipal.

Dans le cas présent, une de mes adjointe, de sa propre initiative, a décidé, pour m’éviter les sanctions lourdes et illégitimes qui pesaient sur moi, de procéder à cette cérémonie.

Je ne marierai donc pas ; je ne délèguerai pas non plus !

Il est donc mensonger d’écrire que j’aurai « capitulé » et d’évoquer une « reddition ». Le procédé est malhonnête, à la limite de la diffamation.

2/ Pendant quatre jours, j’ai subi une scandaleuse et incroyable pression : pression médiatique, pression politique, pression administrative, pression judiciaire. Du jamais vu ! Je me suis retrouvée face à un véritable rouleau compresseur, utilisant tous les moyens pour faire plier un maire libre. Malgré cela, je n’ai pas plié.

3/ J’ai demandé, pendant quatre jours, à monsieur le Préfet, représentant de l’Etat, de désigner lui-même une personne de son choix, pour procéder à cette cérémonie, comme le prévoit le code général des collectivités territoriales (article L2122-34).

Le refus de cette proposition montre qu’un objectif de la loi Taubira est bien d’écarter les maires libres, réfractaires au Système.

4/ Quoiqu’en pense monsieur Philippot, je continuerai à me battre pour que la liberté de conscience des maires soit respectée, comme l’avait promis le Président de la République à l’automne dernier, au congrès des maires. J’ignorais d’ailleurs que Florian Philippot était devenu une référence incontournable pour la rédaction de La Provence. En tous cas, pour moi, elle ne l’est pas et ne le sera jamais !

5/ Enfin, et pour conclure, on ne peut qu’espérer que les services de l’Etat mettent autant d’énergie à combattre la délinquance quotidienne qui empêche nos concitoyens de vivre, à résoudre le chômage, et tous les problèmes sous lesquels succombe la France. qu’il en a mis pour tenter, en vain, de faire plier un maire libre.

Marie Claude Bompard