Pour la réintroduction du travail obligatoire dans l’éventail des sanctions pénales

timthumbM. Jacques Bompard interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la prospective sécuritaire et plus particulièrement sur les perspectives d’aménagement des sanctions carcérales afin de les rendre plus efficaces et profitables pour le détenu et la société. Les 82 000 peines de prison non exécutées donnent aux personnes concernées par ces condamnations un sentiment d’impunité dont découle directement un risque aggravé de récidive. La prison elle-même devient une école du crime. Cette situation est naturellement insatisfaisante, tant sur le plan des principes que sur les plans financier ou pratique. La réintroduction du travail obligatoire dans l’éventail des sanctions pénales serait une solution d’avenir. C’est une façon moralement acceptable de payer une dette à l’égard de la société française. Le travail est également un facteur de réintégration et de socialisation, l’oisiveté étant souvent la cause du délit voire du crime. Seul le travail permet de gagner honnêtement sa vie, sans préjudice pour le reste de la société. Il convient donc d’y habituer résolument les détenus afin qu’aucun d’eux ne reste trop longtemps inoccupé. Les bénéfices de ce travail obligatoire permettraient à la fois de rembourser la victime, de financer l’encadrement des détenus et de constituer un pécule utile à la réinsertion d’un prisonnier. Il lui demande de bien vouloir préciser sa position sur la question du travail obligatoire, particulièrement en milieu carcéral, afin de trouver une solution morale, pratique et financièrement viable au problème de la détention et de la réinsertion des prisonniers.

Cliquer ici pour lire la question sur le site de l’Assemblée.